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SOUVENIRS DE CLAUDE F3PZ

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Félicitations à F3PZ Claude qui a reçu cette année la médaille d'honneur du REF. pour ses 67 années de cotisation au REF.

Suite à cette distinction, Claude a accepté de nous raconter sa vie de radioamateur.

Bonne lecture à tous.

Mais comment ai-je pu attraper ce virus ?

Je vous parle d’un temps que les OM de moins de… 60 ans ne peuvent pas connaitre !

Moi j’allais avoir 19 ans.

Je me souviens de ce jeudi de l’Ascension 1949, le 26 mai. Le Président Vincent Auriol venait d’inaugurer la Foire de Paris alors que moi, voisin car habitant la Porte de Versailles, je visitais…

Je visitais et me trouvais soudain devant un stand qui mobilisa mon attention : Réseau des Emetteurs Français. Des revues exposées, quelques personnes pour renseigner, mais surtout un type devant une sorte de poste de TSF, parlant dans un micro. La conversation était retransmise, et je compris qu’il conversait avec le bout du monde. Ou presque !

J’eus le coup de foudre. Oui, un vrai coup de foudre ! Rentré à la maison je cherchais sur la bande OC du récepteur familial et y trouvais la station que je venais de voir. Je ne me souviens malheureusement pas de l’indicatif. Je ne le savais pas encore, mais j’étais définitivement contaminé, j’avais le virus !

Durant les mois qui suivirent, je lisais des revues spécialisées, Radio-plans, le Haut-parleur, mais ils ne parlaient que de BCL. J’achetais ce qui me semblait indispensable : un contrôleur universel Métrix et un fer à souder, puis m’inscrivais au REF, devant Madame Rosier, boulevard de Bercy. Je préfère oublier les déboires de mes premières constructions. J’ai réussi le poste à galène, avec un vrai cristal de sulfure de plomb, ce qui était encourageant. Ce fut moins bien quand je me lançai dans la construction d’un récepteur 0V1 avec deux penthodes à culot octal, 6SKS et 6ACS. Pas facile, car il fallait tout faire, percer les trous sur un châssis auto fabriqué, faire les bobinages, trouver des mandrins. Pour le CV, celui d’un vieux BCL faisait l’affaire. Et puis il y avait l’alimentation pour les filaments et la HT, filtrée… Encore un sacré truc l’alimentation ! Un peu découragé…

Par contre commençaient à apparaître des boutiques de surplus des matériels de l’armée, car la seconde guerre mondiale venait de se terminer. En 1952 j’achetais chez Cirque Radio (à côté du Cirque d’Hiver), un superbe récepteur Marconi R1155A. Superbe par son grand cadran multicolore, mais bien décevant pour les bandes amateurs cet appareil qui avait équipé les bombardiers Lancaster. Et il fallait lui fournir une alimentation ! Peut-être que si je lui avais mis une meilleure antenne que le bout de fil traversant ma chambre…

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Ce nouvel échec fut suivi d’une longue période de stand-by, sans qu’il n’y ait de relation de cause à effet, simplement que je partais pour le service militaire. J’aurais pu, j’aurais dû être aux transmissions, mais je fus affecté au Train des Equipages. L’armée a toujours été très forte dans l’utilisation des compétences. Je me souviens qu’au camp de Montlhéry le vaguemestre était garçon de café dans le civil, alors que le serveur du foyer était facteur ! Mais la radio m’habitait toujours puisqu’il me souvient que dans la chambrée je lisais le bouquin « L’émission et la réception d’amateur », par F3AV. Un monument de plus de 600 pages, parfaitement clair et documenté.

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Je ne fus rendu à la vie civile que fin 1955 (guerre d’Algérie). D’autres obligations m’ont contraint à garder encore ma passion radio entre parenthèses jusqu’en… 1959.

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Peut-être est-ce dû à la sortie du film de Christian Jacques « Si tous les gars du monde… » en 1958, qui eut un beau succès et mit quelque peu en avant l’activité de radioamateur, mais toujours est-il que là je m’y remis sérieusement. Je rappelle toutefois que les radio clubs n’existaient pas encore et que, les sections REF étaient pratiquement inexistantes. Par contre, un constructeur français, le seul je pense à l’époque, a vu le jour : Mic’s Radio, F9AF, Pierre Michel, à Auxerre.

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Photo forum TSF-Radio

J’ai pu réunir assez d’économies pour m’offrir l’achat d’un récepteur en pièces détachées, pensant pouvoir le monter moi-même Mais la tâche se révéla au-dessus de mes possibilités et je passai une annonce dans la revue Radio-REF pour trouver quelqu'un qui pourrait le faire en échange... de bonnes bouteilles ! Le candidat fut F2SG, qui me fit un appareil fonctionnant parfaitement bien, que je commençai à utiliser début décembre. Douze tubes, double changement de fréquence, bel engin qui couvrait les bandes décamétriques amateur. Un bout de fil, et j'arrivais à entendre les OM de la banlieue sud !

Au début de l’année 1961, un samedi après-midi, on frappe à la porte. J'ouvre et me trouve face à un type mince et grand, souriant, qui me dit rapidement quelque chose que je ne comprends pas. Assez cavalièrement (je pensais avoir à faire à un quelconque démarcheur) je demande : "Et alors, Monsieur ?" - "Eh bien je vous invite à boire un verre à la maison et à voir la station..."

Je compris brusquement qu'il s'agissait d'un habitant de l'immeuble d'en face sur lequel s'était élevée, quelques semaines avant, une antenne verticale. Je me doutais bien un peu qu'il s'agissait d'un OM, mais je n'avais pas cherché à en savoir plus. Et ce qu'il avait dit quand j'avais ouvert était simplement son indicatif : F8XF. Je me confondis en excuses, l'invitai à entrer et lui montrai fièrement mon récepteur. Il était radionavigant à la TAI et m'apporta dès le lendemain une antenne fouet qu'on installa sur mon balcon, sans compter des sachets de résistances et condensateurs, des caisses de lampes... J'allai voir sa station composée d'un récepteur de surplus BC-342 et d'un émetteur de sa fabrication avec une 813 au final. Le top pour l'époque. De plus, il était un vrai télégraphiste professionnel.

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Photo F5MSR

On devint copains, bien sûr, et il insista pour que je fasse tout de suite ma demande d'autorisation, assurant qu'avec le délai que cela demandait j'aurais largement le temps de construire un émetteur et d'apprendre le Morse avant d'avoir une réponse pour l'examen. Je me mis en effet à apprendre la télégraphie avec, comme moniteur, des disques achetés « Au Pigeon Voyageur », boulevard Saint-Germain Il me fallut bien trois mois pour parvenir péniblement au niveau de dix mots par minute exigé pour l'examen. Pour ce qui était de la technique radioélectrique et la législation ça allait.

Parallèlement j’avais commencé la construction d’un émetteur. Je rappelle qu’en dehors de composants il fallait TOUT fabriquer. Plier la tôle pour le châssis, faire le panneau avant, percer quantité de trous depuis ceux pour les supports de tube les passages d’axes, la visserie… Sur un plan fourni par Radio-REF, j'ai réussi à construire un émetteur dans un beau coffret home made, peinture superbe, givrée gris-bleu chez un artisan local. Dedans, un VFO dit ECO (Electronic Coupled Oscilator sur 7 MHz), avec une EL84, d'une stabilité très problématique et d'une précision douteuse. Une autre EL84 en doubleur et à l'étage final une 6L6 modulée plaque-écran par une 6V6 en Choke System. Nous parlons d’AM, bien sûr, avec obligatoirement une position CW. Un circuit Jones pour l'accord d'antenne, et cela était censé sortir 10 watts. Avec toujours cette indispensable alimentation…

F8XF avait eu raison, j’avais eu le temps pour être prêt quand je reçus l’avis de passage du service pour obtention de la licence fixé au 22 août.

A l'époque, l'inspecteur venait à la station, constatait que le matériel était conforme, qu’il y avait les appareils de contrôle règlementaires et faisait passer l'examen sur place. Il s'appelait Lucien Sigrand et était lui-même radioamateur avec l'indicatif F2XS.

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C'est le 5 septembre 1961 que j'ai reçu ma licence avec mon indicatif. On distribuait à l’époque les indicatifs F2 à deux lettres et c’est ce à quoi je m’attendais. C’est donc avec surprise que je me vis attribuer un indicatif d’occasion, qui avait déjà été celui de deux OM différents, F3PZ : Lucien Schenckberger de Dijon (1937-1939) et André Gangloff, de Marbache (1954-1958), qui devait devenir F6CDN. Je dois reconnaître que cela m’a tout de suite apporté une respectabilité d’ancien, ce qui n’a rien de désagréable. Le soir même je mettais en route la station. Appel général à 21h40 GMT, pas de chance, aucune réponse. Le lendemain c'était mieux : le premier fut F2TS, de Clamart (!), puis F3RZ, F2TM, tout cela sur la bande 20m. C'est le 9 septembre que j'ai fait mon premier contact avec F9KL. Par la suite, on s'est souvent contactés, plus de deux cents fois, et on a continué de temps à autre. J’en reparlerai. En décembre j'ai acheté à F2PR un émetteur TR50XM. Un gros truc de surplus, avec des tas de tubes puissants, mais une vraie cochonnerie. Je faisais tout de même des QSO !

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Il faut dire que je m’étais décidé pour une antenne (relativement) performante, la Mosley TA33 Junior. J’habitais Fresnes, pas le bas de la côte qui est assez mal fréquenté, mais un immeuble de onze étages sur le plateau d’Orly, donc du toit une vue panoramique jusqu’à l’horizon.

Avec ces nouvelles conditions je trafiquais un peu mieux, ce qui n’était pas du goût d’un voisin de l’immeuble qui déposa une plainte au service officiel de contrôle car je perturbais, disait-il, la réception de sa télévision. C’était fréquent à l’époque, le QRM TV était bien connu, mais cela venait surtout de la MF des téléviseurs voisins de 28 Mhz ou de leur amplificateur d’antenne.

Je fus donc avisé d’un contrôle, et reçu un beau matin la visite des fonctionnaires chargés de l’effectuer. Vérification de l’émetteur, de la connexion antenne, puis essais d’émission. Un technicien était avec moi à la station, l’autre dans la camionnette-laboratoire en bas. Résultat : aucune émission parasite, ni d’harmoniques mesurables, rien à me reprocher. Le plaignant fut invité à protéger son propre téléviseur.

Je me suis également installé une station HF mobile, cela se faisait beaucoup à l’époque. J’ai acheté à L.A.S. (F5LS) un récepteur 5 bandes HF à transistors, le XB-632. Ce fut un prototype dont la série ne vit pas le jour, le constructeur étant très pris par le récepteur  « Vendée » ou le transceiver « Provence » qu’il commercialisait avec succès.

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Photo site F6BLK

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Photo site F6BLK

Pour l’émission j’ai fait fort. J’ai concocté un châssis (pliage, perçage…) pour caser à l’avant de ma Citroën DS-19 un émetteur type F3LG à qui j’achetais le module le plus délicat pour l’époque : le VFO.

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Pour le reste pas de vraie difficulté jusqu’au PA constitué de deux 807 en parallèle qui devait pouvoir sortir 50 W.

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Photo forum TSF-Radio

Mais cet étage de puissance, il fallait l’alimenter et le moduler. Pour cela je fis de nouveau appel à Mic’s-Radio (F9AF) qui put me fournir le modulateur et l’alimentation à transistors, utilisant les 6 V de la voiture pour en faire du 500 V. Inutile de préciser que le câble allant de la batterie à la station était de section convenable !

Pour l’antenne, ce fut une Master-Mobile avec une conséquente self au centre, réglable pour les cinq bandes HF. Placée sur l’aile arrière gauche de la DS, elle disparut corps et biens lors d’une nuit orageuse sur l’autoroute du sud. Elle fut remplacée par une BA5 à selfs interchangeables. J’effectuais beaucoup d’essais avec F9KL, ingénieur chez Phillips qui devant faire une heure de route matin et soir était QRV/M sur sept bandes ! 3.5, 7, 14, 21, 28, 144 et 432 ! Qui dit mieux ? J’ai connu F3DJ/M qui était un bon aussi, premier DXCC Mobile décerné par l’ARRL.

Car il faut dire qu’on arrivait à faire de bons contacts en mobile. Sur mon carnet de trafic je note beaucoup de stations à moyenne distance, depuis CN8 ou EX0 jusque UA5, mais j’ai aussi contacté OA4, WA1, VK4, VE7, HK… Je pense que la réglementation actuelle du code de la route ne permettrait plus ce type de trafic en roulant.

Je ne pus hélas profiter très longtemps de la station fixe et de la beam puisque la vie me propulsa en 1964 à Triloprt, près de Meaux-77, et durant quelques années je n’ai fait que du mobile car j’exerçais la profession d’hôtelier-restaurateur, ce qui induit l’impossibilité de placer une antenne voyante sur le toit. Par contre j’avais de la place au grenier où je pus me construite un super shack, avec atelier pour les montages radio, instruments de mesures et outillage. J’installai une antenne Levy 2 X 10m avec échelle de grenouille aboutissant à la station sur une boite d’accore avec des selfs grosses comme ça.

Nous en étions toujours à l’AM, et les quelques transceiver BLU importés, comme le Swan 350, coutaient une fortune. Lorsque les prix se tassèrent un peu j’achetai en 1967 un Sommerkamp FT-DX 150. Je découvrais la BLU, ce qui changea vraiment ma manière de trafiquer.

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SWAN 350 Photo site radiopics.com

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Photo site pbase.com

En 1973 mon shack était une splendeur, parfaitement équipé : atelier, bibliothèque, planisphère au mur, et une station digne des plus belles. J'avais acheté (d'occasion) un récepteur Collins 75S-3-B, qui était, à l'époque, le summum.

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Photo site QSL.NET

Je suivis avec l'émetteur 32S-3 et l'amplificateur linéaire 30L-1. C'était le top.

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Photo site universal-radio.com

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Photo universal-radio.com

J'avais également un récepteur à couverture générale, Super Pro Hammarlund qui allait de 1,5 à 50 MHz. J'avais aussi bricolé un récepteur de surplus pour écouter les avions d'Orly et de Roissy. Tout cela encastré dans un vaste panneau mural, comme dans une station professionnelle. Je me suis également essayé au radio télétype (RTTY) mais sans grand succès. Il faut dire qu'à l'époque on était obligé d'utiliser du matériel de récupération et c'était très dur.

C’est en 1976 que j’ai découvert les VHF avec l’arrivée de l’IC-202, petit transceiver portable CW et SSB qui sortait 3 watts. Il a eu à l’époque un énorme succès, mérité.

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Photo site microwave-museum.org

Suivi d’un ampli que m’avait construit F9KL, une Tonna 9 éléments sur le toit, je faisais du bon trafic. Comme je l’utilisais aussi en mobile, et que les relais VHF commençaient à se développer, je lui adjoignis son frère presque jumeau, IC-212, qui lui transmettait en FM. Avec une antenne 5/8 magnétique sur le toit c’était, surtout dans la région parisienne, une bien agréable convivialité. Sympathique également lors des voyages.

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Photo site RadioPics

Je suis revenu au RTTY avec un vieux télex SAGEM de 40 kg qui fonctionnait avec un épouvantable bruit de ferraille, et je rappelle au passage que les ordinateurs PC n’existaient pas ! Cette machine utilisait le fameux code Baudot. Rien à voir avec les « macros » de nos logiciels actuels, mais l’appareil pouvait fonctionner avec une bande perforée. On tapait le message pour préparer la bande, et en s’y prenant bien on avait un QSO préprogrammé. Un peu comme maintenant, quoi !

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Photo site F6HCC : cliquez sur la photo pour découvrir le fonctionnement de ce téléimprimeur.

La partie délicate à l’époque, était l’interface entre la machine et le transceiver car on ne connaissait pas encore les cartes son. Et si j’ai réussi quelques essais, je dois dire que je n’ai pas fait d’étincelles dans ce domaine.

Mais j’avais découvert une drôle de machine dont je n’ai pu retrouver l’image et qui était un simple transmetteur de bande Baudot. Et, suivant un article de Radio REF, je l’avais détournée de son usage pour en faire un transmetteur CW. Moi qui n’étais pas graphiste, je pouvais faire des QSO, il me suffisait de manipuler l’indicatif, le prénom du correspondant, le report… la machine faisait le reste !

J’en profite pour préciser que j’ai toujours regretté de ne pas avoir poursuivi l’entrainement de la télégraphie. On m’a souvent dit que j’aurais pu m’y remettre, même s’il est vrai qu’en vieillissant les neurones deviennent moins réceptifs à l’apprentissage. Eh bien je l’ai fait. Je m’y suis remis. Par deux fois au moins, et encore tout récemment, je suis parvenu aux vingt mots par minute nécessaires pour trafiquer. Mon problème est que si je réussis à lire les exercices, en QSO normal je perds mes moyens ! Manque de pratique, certes, mais je n’ai pas su. Oui, j’aurais dû, car je suis convaincu que c’est le meilleur moyen de télécommunication dans les cas les plus difficiles, et le seul qui subsisterait en cas de guerre électronique.

Je me souviens aussi qu’à cette époque j’ai découvert les circuits logiques, grâce à F5AD qui avait publié un lanceur d’appel avec une matrice à diodes. J’ai alors découvert l’univers des portes AND, NAND, NOR, OR inclusif ou exclusif…

Mais pour utiliser ces possibilités, il fallait fabriquer ses circuits imprimés. Encore une technique qui était en faveur à l’époque. On dessinait le circuit sur un transparent avec des feuilles de transfert, on le plaçait sur une plaque époxy pré sensibilisée, on insolait avec des tubes UV, on finissait dans un bain de perchlorure de fer et l’affaire était jouée. Enfin, quand tout se passait bien, car il y avait évidemment des ratés. Ma plus belle réalisation a été un manipulateur iambique à mémoires, selon un modèle décrit dans le QST.

Mais ce fut bientôt la fin de cette belle station fixe puisqu’une autre fois le destin m’envoya ailleurs, vers le Morbihan où je ne pus la remonter.

Je vins m’établir à Erdeven. Vous connaissez ? Toujours hôtelier, à l’Auberge du Sous-bois. Vous connaissez aussi ? Toujours aussi le même problème pour l’antenne. Une simple verticale avec un énorme variomètre à la base qui traversait le toit. Toujours également la station Collins que j’utilisais très sporadiquement.

Jusqu’en 1986 où J’ai acheté chez Vareduc-Comimex le transceiver Kenwood TS-940 S pour la modique somme de 26000 Francs (Filtres, haut-parleur et micro compris) ! Et malgré ma pauvre antenne, je me suis remis au trafic. J’ai même pu fonctionner en RTTY en utilisant le minitel que tout le monde (ou presque) avait à la maison.

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Photo RigPix.com

Ce n’est qu’arrivé à l’âge de la retraite, (en 1990) que j’ai pu m’installer « chez moi », avec mon Kenwood et une vraie antenne. Une KT34-XA de chez KLM sur un pylône Adokit de 12m laquelle, comme vous le voyez, ne sert pas que pour le DX !

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A présent je trafique toujours régulièrement je profite des possibilités que nous offre l’informatique tel le CAT control du transceiver, l’utilisation d’un journal de trafic de course tel Logger32, et toutes les possibilités que nous offre la carte son dans le cadre des modes digitaux.. Au fil des ans j’ai collectionné les QSL, un certain nombre de diplômes pour le fun et participé à quelques concours pour la même raison, il faut bien se motiver. Avec seulement 328 entités confirmées au DXCC je ne suis pas loin de l’Honor Roll, mais je ne suis pas certain que la fin du cycle solaire 25 me le permette !

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J’ai toutefois eu le grand plaisir d’être honoré par les radioamateurs, puisque j’ai reçu la médaille d’honneur du REF !

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Je n’ai jamais fait dans notre activité d’action d’éclat, ni participé à des manifestations d’envergure, je reste un petit, un obscur, un sans-grade... De mes débuts solitaires j’ai gardé comme Lucky Luke, l'âme d'un "poor lonesome OM" ! Même si j'avais parfaitement conscience d'être l'exception, le lapin qui ne s'éloigne pas de son terrier, l'ours qui ne quitte pas sa tanière. Comme quelques millions d'autres dans le monde !

Je n'étais donc pas seul puisque mon association se souvenait de moi. Certes cette reconnaissance au bénéfice de l'âge me rappelait les vieux poilus décorés le 11 novembre sous l'Arc de Triomphe dans leurs fauteuils roulants, au titre de la première guerre mondiale. Je me disais alors qu'il était bien temps ! Mais après tout, il n'est jamais trop tard, et 67 ans de fidélité au REF, ça se fête !

Merci chers OM, merci mes amis, j’ai apprécié ce geste de sympathie dans la droite ligne du « ham spirit ».

Et, comme nous nous disions autre fois entre « old timers » : A bientôt, « ON ».

Et, naturellement : « 73 de F3PZ. »

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Date de création : 20/08/2017 16:36
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